La Place de le Gare
La place de la Gare est un espace stratégique de Vichy : porte d’entrée de la ville thermale, interface entre les flux de curistes, de travailleurs, de réfugiés, puis de touristes. Entre 1940 et 1970, elle connaît trois grandes phases de transformation, liées aux bouleversements politiques, sociaux et urbains.
Un lieu d’afflux massif en 1940
En mai juin 1940, les quais et la place sont saturés par des milliers de réfugiés fuyant le nord de la France et les pays envahis . La ville met en place un comité d’accueil, avec une antenne directement à la gare, pour gérer cet afflux inéditUn espace sous contrôle du régime de Vichy .
La gare devient un point névralgique pour l’arrivée des fonctionnaires, militaires, journalistes et diplomates se rendant dans la capitale de l’État français.
La place est fortement surveillée, les flux régulés, et les transports réquisitionnés.
La place conserve son aspect d’avant-guerre :
large esplanade,
stationnement de voitures et voitures hippomobiles (encore visibles sur les clichés des années 1920 1930 , façades d’hôtels et commerces accueillant les voyageurs
.Retour des curistes et reprise économique .
Après 1945, la place retrouve son rôle traditionnel : accueillir les curistes et les visiteurs de la station thermale.
Les flux redeviennent saisonniers, mais importants.
L’essor de l’automobile entraîne une réorganisation du stationnement et des circulations autour de la place.
Les hôtels proches modernisent leurs façades et services pour s’adapter à la clientèle d’après-guerre . Montée en puissance du trafic routier .
Les années 1950 1960 voient une explosion du nombre de voitures.
La place de la Gare devient un nœud routier, avec :
élargissement des voies,
multiplication des zones de stationnement,
rationalisation des circulations.
Les bâtiments autour de la place se modernisent :
enseignes lumineuses,
façades rénovées,
disparition progressive des éléments Belle Époque au profit d’un style plus fonctionnel.
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